Elizabeth Farnèse – Encyclopédie

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ÉLISABETH FARNÈSE (1692-1766), reine d’Espagne, née le 25 octobre 1692, était la fille unique d’Odoardo II, prince de Parme. Sa mère l’éduqua dans un isolement strict, mais l’isolement ne parvint pas à apprivoiser son tempérament impérieux et ambitieux. À l’âge de vingt et un ans (1714), elle se marie par procuration à Parme avec Philippe V d’Espagne. Le mariage a été arrangé par le Cardinal Alberoni, avec l’accord de la Princesse des Ursins, maire de Camerara. En arrivant aux frontières de l’Espagne, Élisabeth fut accueillie par la princesse des Ursins, mais la reçut sévèrement et, peut-être conformément à un plan préalablement concerté avec le roi, ordonna immédiatement de la retirer de sa présence et d’Espagne. Sur le faible roi Elizabeth a rapidement obtenu une influence complète. Cette influence a été exercée tout à fait en soutien à la politique d’Alberoni, dont l’un des principaux objectifs était de récupérer les anciennes possessions italiennes de l’Espagne, et qui a en fait abouti à la prise de la Sardaigne et de la Sicile. Elle s’engagea si vigoureusement dans cette politique que, lorsque les forces françaises avancèrent dans les Pyrénées, elle se plaça à la tête d’une division de l’armée espagnole. Mais l’ambition d’Elizabeth fut gravement déçue. La Triple Alliance contrecarre ses plans et, en 1720, les alliés font du bannissement d’Alberoni une condition de paix. La Sicile a également dû être évacuée. Et enfin, toutes ses supplications n’ont pas empêché l’abdication de Philippe, qui en 1724 a cédé le trône à son héritier, et s’est retiré au palais de La Granja. Sept mois plus tard, cependant, la mort du jeune roi le rappela sur le trône. Au cours de ses dernières années, alors qu’il était presque imbécile, elle dirigea toute la politique de l’Espagne afin d’obtenir des trônes en Italie pour ses fils. En 1736, elle eut la satisfaction de voir son projet favori réalisé lors de l’accession de son fils Don Carlos (après Charles III. d’Espagne) au trône des Deux-Siciles et sa reconnaissance par les puissances dans le traité de Vienne. Son deuxième fils, Philippe, devient duc de Parme. Elizabeth a survécu à son mari vingt ans, mourant en 1766.

Voir Mémoires pour servir à l’histoire d’Espagne sous le règne de Philippe V, par le Marquis de St Philippe, traduit par Maudave (Paris, 1756) ; Mémoires d’Elizabeth Farnese (Londres, 1746) ; et E. Armstrong, Elizabeth Farnese, the Termagant of Spain (1892).

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