Don Jean d’Autriche

 Don Jean d'Autriche Naissance: 24-Feb-1547
Lieu de naissance: Ratisbonne, Allemagne
Décès: 1-Oct-1578
Lieu du décès: Bouges, Belgique
Cause du décès: Fièvre

Sexe: Masculin
Religion: Catholique
Race ou origine ethnique: Blanc
Occupation: Royauté

Nationalité: Espagne
Résumé: Turcs vaincus à Lépante

Don Jean d’Autriche, était le fils naturel de l’empereur Charles Quint par Barbara Blomberg, la fille d’un opulent citoyen de Ratisbonne. Né dans cette ville impériale libre le 24 février 1545, date anniversaire de la naissance et du couronnement de son père et de la bataille de Pavie, il fut d’abord confié sous le nom de Geronimo à des parents nourriciers de naissance modeste, vivant dans un village près de Madrid; mais en 1554, il fut transféré à la charge de Madalena da Ulloa, l’épouse de Don Luis de Quijada, et fut élevé dans l’ignorance de sa filiation au château de Quijada de Villagarcia non loin de Valladolid. Charles Quint, dans un codicille de son testament, reconnut Geronimo comme son fils et le recommanda aux soins de son successeur. En septembre 1559, Philippe II d’Espagne reconnut publiquement le garçon comme membre de la famille royale, et il était connu à la cour sous le nom de Don Juan d’Autriche. Pendant trois ans, il a fait ses études à Alcalfi, et a eu comme compagnons d’école ses neveux, l’infant Don Carlos et Alessandro Farnese, prince de Parme. Avec Don Carlos, ses relations étaient particulièrement amicales. Philippe avait l’intention que Don John devienne moine, mais il montra une forte inclination pour la carrière de soldat et le roi céda. En 1568, Don John est nommé au commandement d’un escadron de 33 galères, et ses premières opérations sont contre les pirates algériens. Ses services suivants furent (1569-70) contre les Morisques rebelles à Grenade. En 1571, un champ d’action plus noble lui est ouvert. La conquête de Chypre par les Turcs avait conduit les puissances chrétiennes de la Méditerranée à craindre pour la sécurité de l’Adriatique. Une ligue entre l’Espagne et Venise a été réalisée par les efforts du pape Pie V pour résister à l’avance turque vers l’ouest, et Don John a été nommé amiral en chef des flottes combinées. À la tête de 208 galères, 6 galères et un certain nombre de petites embarcations, Don John rencontra la flotte turque à Lépante le 7 octobre 1571 et remporta une victoire complète. Seuls quarante navires turcs ont réussi à s’échapper, et il a été calculé que 35 000 de leurs hommes ont été tués ou capturés tandis que 15 000 esclaves chrétiens de galère ont été libérés. Malheureusement, à travers les divisions et les jalousies entre les alliés, les fruits de l’une des victoires navales les plus décisives de l’histoire ont été en grande partie perdus.

Ce grand triomphe a suscité l’ambition de Don John et rempli son imagination de projets d’agrandissement personnel. Il a pensé à ériger d’abord une principauté en Albanie et en Morée, puis un royaume à Tunis. Mais la conclusion par Venise d’une paix séparée avec le sultan mit fin à la ligue, et bien que Don John s’empare de Tunis en 1573, elle fut à nouveau rapidement perdue. Les plans de Don Jean ne trouvèrent aucun soutien chez Philippe II, qui refusa de les divertir et refusa même à son demi-frère le titre d’infante d’Espagne. Enfin, cependant, il fut nommé (1576) gouverneur général des Pays-Bas, en succession de Luis de Requesens. L’administration de ce dernier n’avait pas été couronnée de succès, la révolte dirigée par le prince d’Orange s’était étendue et, au moment de la nomination de Don Jean, la pacification de Gand semblait avoir uni l’ensemble des dix-sept provinces des Pays-Bas dans une opposition déterminée à la domination espagnole et à la politique de Philippe II. La magie du nom de Don Jean, et les grandes qualités dont il avait fait la preuve, était de récupérer ce qui avait été perdu. Cependant, il était maintenant mis en contact avec un adversaire d’un calibre très différent de lui-même. C’était Guillaume d’Orange, dont l’influence était maintenant suprême dans tous les Pays-Bas. La pacification de Gand, qui était en réalité un traité entre la Hollande et la Zélande et les autres provinces pour la défense de leurs intérêts communs contre l’oppression espagnole, avait été suivie d’un accord entre les provinces du sud, connu sous le nom d’Union de Bruxelles, qui, tout en maintenant la religion catholique et l’autorité du roi, visait à expulser les soldats et les fonctionnaires espagnols des Pays-Bas. Devant le refus des États généraux de l’accepter comme gouverneur s’il n’acceptait pas les conditions de la pacification de Gand, jurait de maintenir les droits et privilèges des provinces, et de n’employer à son service que des Hollandais, Don John, après quelques mois de négociations infructueuses, se vit contraint de céder. À Huey, le 12 février 1577, il signa un traité, connu sous le nom d'” Édit perpétuel “, dans lequel il se conforma à ces termes. Le 1er mai, il fit son entrée à Bruxelles, mais il ne se trouva gouverneur général que de nom, et le prince d’Orange maître de la situation. En juillet, il se rendit soudainement à Namur et retira ses concessions. Guillaume d’Orange s’installa aussitôt à Bruxelles et apporta son soutien à l’archiduc Matthias, futur empereur, que les États généraux acceptèrent comme leur souverain. Pendant ce temps, Philippe avait envoyé d’importants renforts à Don Jean sous la direction de son cousin Alexandre Farnèse. À la tête d’une puissante force, Don John attaqua soudain l’armée patriote à Gemblours, où, principalement par l’habileté et l’audace de Farnèse, une victoire complète fut remportée le 31 janvier 1578. Cependant, faute de fonds, il ne put poursuivre son succès, et dut rester inactif tout l’été, s’irritant avec impatience de la froide indifférence avec laquelle Philippe traitait ses appels aux tendons de la guerre. Sa santé céda, il fut attaqué par la fièvre, et le 1er octobre 1578, à l’âge précoce de 33 ans, Don John mourut, le cœur brisé par l’échec de toutes ses ambitions planantes, et par les preuves répétées qu’il avait reçues de la jalousie et de la négligence du roi son frère.

Père: Charles Quint (Empereur du Saint-Empire Romain germanique)
Mère: Barbara Blomberg

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